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mardi 21 juin 2016, par Admin

Marie-Charlotte Morin : "Les gens aiment qu’on parle de science sans se prendre au sérieux"

Finaliste 2014 de Ma thèse en 180 secondes, Marie-Charlotte Morin avait remporté le 1er prix du jury et prix du public lors de la finale nationale et le 2ème prix du jury et prix du public lors de la finale internationale.
Elle a aujourd’hui terminé son travail de thèse et s’est tournée vers la vulgarisation scientifique.

Un jour, j’ai reçu un mail de l’université de Strasbourg au milieu des 36 spams journaliers : « venez parler de votre thèse en 180 secondes ». J’ai souri. Je me suis dit « résumer en 3 minutes 3 ans de recherche, la bonne blague » mais le défi m’a plu.
La thèse est une activité très chronophage, je n’ai pas pris le temps d’aller à la formation scénique pour les doctorants, je me suis rendue au concours sans vraiment savoir ce qui m’attendait : un grand amphi plein à craquer et des candidats ayant appris leur texte sur le bout des doigts. J’étais là, avec mon petit texte écrit sur un coin de paillasse, étonnée devant tout ce monde venu nous écouter.

Quelle agréable surprise de constater que les sciences attiraient autant de néophytes curieux d’en savoir plus sur les travaux des jeunes chercheurs.

Ma spontanéité et mes petites notes d’humour ont visiblement plu aux publics strasbourgeois, lyonnais et même québécois, j’étais très émue de recevoir le prix du public à tous les niveaux de la compétition. J’ai retrouvé avec plaisir toute l’équipe du CNRS et de la CPU l’année suivante, cette fois-ci de l’autre côté (obscur) du concours, en tant que membre du jury. Difficile d’évaluer ses pairs quand on connaît le stress ressenti sur scène. C’est un exercice délicat de mettre une note juste à chaque candidat alors que j’étais souvent guidée par des coups de cœur, bien entendu subjectifs.

Les gens aiment qu’on parle de science sans se prendre au sérieux

Ça n’a pas échappé au metteur en scène Alexandre Taesch qui m’a proposé de monter sur scène pour parler de Darwin (1h20 cette fois-ci). Le but de ce spectacle est d’attirer un public pas forcément intéressé par les sciences. La stratégie reste la même : un humour décalé pour que les spectateurs viennent pour la forme, et se laissent séduire ensuite par le fond.
Ce spectacle m’a permis de développer bien plus que la théorie de l’évolution : la perception et l’acceptation des découvertes scientifiques quand elles s’opposent à nos vieilles représentations du monde et remettent en perspective notre place dans l’univers. Cette comédie scientifique a trouvé rapidement son public au printemps, nous avons eu la joie de jouer devant des salles pleines, remplies grâce au bouche-à-oreille. Nous remettons le couvert dès septembre à Strasbourg et Paris. MT180s m’aura poussé dans cette voie, je n’aurais jamais osé parler science sur les planches sans ce concours… MERCI !

Plus d’informations sur "Tout le monde descend", ICI.

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